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20th janvier
2010
written by Pascale Lacroix-Vézina

Vous vous souvenez des élections présidentielles d’Obama, qui avait été financées en grande partie par des petits dons d’électeurs? Si la réponse est non, allez lire mon billet Campagne Web et Obamania sur mon blog Réalités-Web. En voici un résumé :

«  Force est de constater que les efforts web d’Obama ont porté fruit.  Son réseau social lui a permis d’amasser plus de 200 millions de dollars, sur le total de 400 millions rassemblés pour l’ensemble de sa campagne.  En février 2008 seulement, Obama a amassé 55 millions de dollars, dont 90% provenaient de dons de moins de 200$ faits par des citoyens. Plus important encore, il a réussi à réunir et à déployer localement plus de 30 000 militants, qui ont organisé plus de 200 000 événements dans chacun des États au cours de la campagne.  Je ne pense pas que la mentalité « Think global, Act local » n’ait jamais été utilisée de façon aussi éloquente. »

Je ne peux pas m’empêcher de m’émerveiller quand le Web cesse d’être un canal atypique et isolé, et devient le média de masse. C’est ce qui se produit actuellement avec Haïti. En effet, selon un article publié sur lesAffaire.com, la Croix-Rouge a amassé 10,9 millions de dollars depuis l’accident, qui a eu lieu il y a une semaine. De ce montant, 85% proviennent de leur site Web, et seulement 525 000$ sont des dons provenant d’entreprises.

Ce qui signifie que tout le reste, c’est des petits dons faits par des individus comme vous et moi. Et plus important encore, le Web a permis aux Haïtiens de garder contact entre eux et avec le reste de la planète après l’accident. En attendant les secours qui s’organisaient, alors que les réseaux téléphoniques étaient détruits, le Web était toujours là, sous la forme de Skype, de Twitter et de Facebook, comme une dernière lueur d’espoir. Le Web est devenu un média de terrain.

Il y a un peu plus d’an, Internet et ses capacités rassembleuses ont permis d’élire le premier président noir aux États-Unis d’Amérique. Ça représentait pratiquement un miracle. Alors, Haïtiens, Haïtiennes et autres individus présents en Haïti : ne lâchez pas, le Web s’organise et prépare un autre petit miracle. Les secours arrivent.

NB. Pour voir concrètement comment Twitter et autres réseaux peuvent vraiment aider Haïti, allez lire ce billet de Michelle Blanc. Ça donne espoir que chaque petit geste peut faire une différence là-bas.

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2 commentaires

  1. 04/02/2010

    Merci Pascale pour cet article très intéressant. On ne saurait sous-estimer le pouvoir des médias sociaux. Les événements de Haïti ont déclenché une réelle mobilisation à l’échelle internationale sur la toile.
    http://www.go-referencement.org/revue-de-presse-news/le-web-20-au-service-d%E2%80%99haiti.html

  2. [...] Internet nous a ouvert sur le monde. Il nous a suffisamment rapproché pour que l’on développe une empathie envers l’ensemble de la population mondiale, qui nous pousse à coopérer lors d’importants événements planétaires, comme le tremblement de terre en Haïti. [...]

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